Comment aider bébé à bien dormir ?

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Tous les parents sont persuadés que leur enfant qui ne dort pas bien la nuit veut leur dire quelque chose. Ils interprètent cette manifestation comme un moyen de communication avant les mots. Ils pensent toujours que le comportement de leur enfant est chargé d’intentions. Or, le bébé est très sensible aux émotions de ceux qui l’entourent, il peut donc imaginer avoir une place déterminante au sein de la famille grâce à des troubles du sommeil. Parfois le bébé comprend mal les réactions affectives de ses parents et croit que les réveils intempestifs sont une manière normale de se manifester à eux. Plus les parents lui donneront les moyens de s’exprimer par des troubles du sommeil, plus il le fera avec force.

Il est important encore que les parents soient entièrement tranquillisés sur la qualité du sommeil de leur enfant. S’ils ont respecté les consignes concernant le couchage du bébé, qu’ils chassent leurs inquiétudes, leur bébé respire parfaitement et dort à poings fermés dans son berceau. L’anxiété est toujours perturbatrice du sommeil de l’enfant comme de celui des parents.

Besoin en quantité de sommeil selon l’âge :

1 semaine 16h30 1 mois 15h30 3 mois 15h
6 mois 14h15 9 mois 14h 12 mois 13h30
18 mois 13h30 2 ans 13h 3 ans 12h
4 ans 11h30 5 ans 11h 6 ans 10h45

 

Un enfant peut sortir des moyennes. Ces chiffres sont justes indicatifs. Chaque enfant est unique. Il peut sortir des moyennes et vivre un sommeil très variable d’une nuit à l’autre sans pour autant être perturbé.

Les 3 premiers mois :

L’horloge biologique de votre bébé est programmée pour des temps de sommeil de 3 à 4 heures. Ses pleurs sont essentiellement motivés par la faim. Jusqu’à 3mois c’est normal et même nécessaire au bon développement de votre bébé qui adapte ses demandes aux besoins de son organisme. Le taux de sucre dans le sang de votre bébé doit être constant. Il a besoin de faire des réserves régulièrement.

Laisser un bébé de quelques mois pleurer sans le réconfort d’un adulte est dommageable tant pour lui que pour ses parents. Un nourrisson ne s’arrêtera pas de crier même s’il a compris qu’il n’aura pas satisfaction. En fait, il se rendort épuisé de colère et d’angoisse dans un sommeil léger. Cette non satisfaction d’un besoin physiologique est bien souvent à l’origine d’un trouble psychologique du sommeil. Le bébé risque d’associer son angoisse de ne pas être rassasié à l’obscurité qui l’entoure. En grandissant il ne pleurera plus de faim mais de peur.

Donc, le seul moyen pour les parents est de se relayer et faire des siestes en journée : rassurez-vous, vos nuits agitées ne vont pas durer ! Le sommeil de votre bébé est composé de plusieurs phases : sommeil profond et sommeil léger dit paradoxal. En sommeil léger votre bébé bouge fait des grimaces, des sourires et fait des petits bruits : ne vous précipitez pas, il va se rendormir tout seul ! En voulant le réconforter vous risquer de le réveiller et ainsi de perturber son sommeil.

N’intervenez que lorsque votre bébé pleure vraiment depuis quelques minutes et le plus calmement possible.

Après un an :

Votre enfant est en pleines découvertes sensorimotrices. Il est surexcité par tout ce qu’il veut apprendre le jour : se déplacer puis marcher, parler. Ces nouvelles acquisitions sont source d’excitations mais aussi d’angoisse. Prendre de l’autonomie c’est aussi s’éloigner de l’adulte et ce peut être très effrayant. Il peut traverser une phase régressive la nuit.

Il réclame alors la présence d’un des parents comme quand il était plus petit. Rassurez-vous, ces réveils nocturnes sont passagers et rarement réguliers. Après l’avoir rassuré les premières fois, laissez votre enfant se rendormir seul, faute de quoi il peut considérer votre présence comme indispensable…tous les soirs !

L’enfant traverse aussi une période d’opposition, rappelez-vous que c’est en disant « non » qu’il apprend à dire « oui ». Il met en place des rituels pour grignoter quelques minutes : un verre d’eau, un peu de musique, un dernier baiser, plus il grandit et plus il prend conscience que pour dormir, il doit se séparer de ses parents.

Le coucher se prépare bien avant l’heure d’aller au lit. Gardez le bain, apaisant pour le soir, habillez-le de vêtements doux, souples et confortables.

Une ambiance calme, la lecture de quelques livres une lumière ambiante chaude, une atmosphère feutrée favorisent le repli sur soi et un apaisement de tous les stress.

Les cauchemars : un enfant rêve déjà in utéro. Bruits, odeurs sensations, images dues à l’environnement, séparations et adaptations en tout genre nourrissent les rêves de vos enfants. Les premières images concrètes apparaissent à l’âge de 15/18 mois. Dès 2 ans certains enfants sont capables de raconter leurs rêves. Selon Freud le rêve organise le vécu futur. Ils montrent que l’enfant a une vie psychique en dehors de ses parents. Il réalise une autonomie psychique.

Rêves et donc cauchemars. Rassurez votre enfant par votre présence, accompagnez- le de mots doux, caresses sur le front afin de l’aider à se rendormir.

Les rêves, les peurs et les cauchemars sont le signe que notre enfant se développe tout à fait bien.

Je vous conseille d’avoir recours à une pensée magique : « tu vas voir, il va se rendormir, et nous aussi on va se rendormir. »

Et n’oubliez pas : « Bien vivre en famille, c’est aussi dormir tous ensembles, chacun dans son lit, dans le partage d’une même nuit. » bonne nuit !

Christine Deschamps

Telle "Super-Nanny", Christine Deschamps est coach parental (spécialiste en soutien à la parentalité). Basée à Toulouse, elle se déplace partout en France comme par exemple pour la demande de la chaine NRJ12 pour l'émission Tellement Vrai de Mathhieu Delormeau passée en boucle entre juillet 2015 et fin 2016 (vue par plus de 4 millions de personnes). Joignable par téléphone, mail, skype, s'il vous semble que la situation familiale devient vraiment complexe, appelez-la, car elle peut surement vous aider !