Eveil de bébé

Eveil de bébé

L’éveil de bébé

 

L’éveil du bébé

Toutes les mères savent que leur bébé n’est pas un être végétatif, incapable de les comprendre et de réagir à leurs sollicitations mais que, au contraire, il organise des expériences, il est « compétent ». Le nouveau-né ou le nourrisson découvre le monde à travers l’éveil de ses sens et l’affection de ses parents. Rapidement, aux gazouillis succèdent les premiers mots, aux gestes désordonnés une démarche hésitante, etc. Les premiers stades de la vie sont aussi les plus importants. Ils conditionnent en grande partie la définition ultérieure de la personnalité. Bébé est déjà un adulte en devenir.

L’éveil des sens

Le nouveau-né n’est ni un être végétatif ni un adulte en miniature: c’est un être humain nouveau-né. Durant les six premiers mois, l’enfant vit essentiellement grâce au cinq sens. La vision, l’audition, l’odorat, le goût et le toucher sont autant de moyens d’appréhender cette nouvelle vie.

 

Un bébé bien équilibré

S ‘asseoir, tenir debout, courir, sauter : autant d’activités qui exigent un bon équilibre. Age par âge, aidez-le à exercer son centre de gravité pour mieux grandir.

L’une des premières conquêtes de bébé dans son berceau, c’est l’équilibre. Quand il essaie de se retourner pour attraper son hochet et passe de la position couchée sur le dos au côté, puis se renverse » sur le ventre en essayant de redresser sa tête, il est déjà dans l’expérimentation de l’équilibre. Une clé essentielle vers son autonomie et de nouvelles acquisitions motrices, mais aussi cognitives.

A 3 mois, sur le dos

Un nourrisson, dès 2 mois, commence à jouer avec ses mains puis, très vite, il va s’intéresser aux objets posés non loin de lui dans son berceau ou sur son tapis d’éveil. En cherchant à les attraper, il va se mettre en déséquilibre, basculer et, jour après jour, apprendre à tenir sa tête en équilibre, puis à se soulever sur les paumes de ses mains et à ramper.

Les jeux pour l’aider:
Évitez les stations prolongées dans le transat et laissez bébé allongé sur un tapis d’éveil ou dans son lit. Posez à ses côtés des petits objets sonores aux couleurs vives pour qu’il apprenne à les tenir en équilibre devant lui. Il s’exerce ainsi à soupeser mentalement l’objet afin de disposer de la force musculaire nécessaire pour le déplacer là où il veut, à anticiper le geste indispensable à l’action qu’il veut mener. En faisant cela, bébé s’entraîne à mettre en place des mécanismes actifs de la pensée, qu’il utilisera lors de son apprentissage du dessin puis de l’écriture. Et surtout, il pose les bases de sa confiance en lui : ce qu’il veut faire, il peut le faire !

A 6 mois, assis tout seul

Bébé sera très fier de cette période qui lui permet de voir le monde différemment. Pour y parvenir, il va d’abord prendre appui sur trois points : les fesses et ses deux mains. Les premières semaines, il penche en avant et retombe vite allongé. Mais il recommence car cet apprentissage est inné. Inutile de lui apprendre à s’asseoir : tout enfant est capable de s’asseoir seul sans qu’on ne l’ai jamais mis dans cette position, comme, plus tard, il passera de lui-même debout sans problème, puis à la marche.

Les jeux pour l’aider:
laissez-le évoluer de la position couchée à la position semi-assise puis assise sans intervenir, car il ne faut jamais installer un bébé dans une position qu’il ne maîtrise pas de lui-même. Entourez-le de coussins si vous avez peur qu’il se tape la tête sur le sol en retombant lors de ses tentatives. Posez à proximité de lui deux ou trois jeux. Il va se contorsionner pour essayer de les attraper et, en faisant cela, il se muscle, il réfléchit, et son sens de l’équilibre s’ affine jusqu’à lui permettre de s’asseoir. Si les premiers temps le parc offre une exploration suffisante, très vite ses mouvements seront limités. Mieux vaut l’installer alors sur une couverture posée au sol et lui laisser l’espace nécessaire à ses apprentissages.

A 8 mois, à quatre pattes

Une fois assis bien droit, bébé va trouver comment rester en équilibre sur ses mains, en prenant appui sur son popotin, puis sur ses genoux.
Là, il est prêt pour le quatre-pattes. Certains bébés préfèrent se propulser assis en poussant sur leurs talons.
Quelle que soit la technique, cela exige une maîtrise du centre de gravité, par une musculature de la colonne vertébrale et des membres.

Les jeux pour l’aider :
Installez-lui un petit parcours d’aventure : un matelas sur lequel vous posez loin du bord des jouets, et des petits obstacles sur sa trajectoire pour l’obliger à les contourner en gérant le déséquilibre provoqué. Bébé va apprendre à grimper sur le matelas, puis à en descendre, donc à maîtriser le poids de son corps dans un relatif vide. Ensuite, posez trois blocs de mousse en escaliers à côté d’une petite table. Bébé va trouver comment prendre appui sur la table pour descendre. Et surtout , il prend conscience de la notion d’espace, indispensable dans l’apprentissage de l’écriture et de la lecture.

A 12 mois, debout !

Même si généralement les bébés apprécient qu’on les tienne en position debout, il faut éviter de le faire trop souvent tant qu’ils n’ont pas trouvé par eux-mêmes leur équilibre. Car dans cette position « forcée », le bébé doit lutter pour rester droit, son corps est arqué, ses fesses sont tendues vers l’arrière et il se met souvent sur la pointe des pieds.
En faisant cela, il n’est pas dans la bonne conquête de l’équilibre, et il n’explore pas les possibilités de son corps.
Les jeux pour l’aider Laissez-le jouer assis, gambader à quatre pattes en toute liberté, expérimenter les positions. Et posez à proximité de lui des objets stables sur lesquels il peut prendre appui pour se lever avant de se laisser tomber sur les fesses. (petites tables lestées de livres lourds par exemple, tabourets, petites commodes basses, etc…). Et surtout, chose importante, laissez-le au maximum pieds nus : cela aidera sa musculature à se renforcer et limitera le phénomène des pieds plats.

A 18 mois, le saut

Après ses premiers pas, bébé va découvrir la joie de courir, puis de sauter. Le saut comporte un aspect ludique très important, mais il permet aussi le travail de la coordination motrice et le renforcement musculaire des jambes, notamment du muscle stabilisateur qui permet de marcher droit et qui est rarement mature avant l’âge de trois ans. C’ est pourquoi, il ne faut pas freiner un tout-petit qui aime sauter d’une marche à l’autre en prenant appui, ou qui saute de joie. Il ne sautera de façon vraiment autonome que vers deux ans, donc pas de risque qu’il se montre trop téméraire.

Les jeux pour l’aider :
Tenez-le sous les bras-et non par les poignets, au risque de lui déboîter l’épaule- et faites-lui faire des sauts de puce. Il adore ! Installez-le sur une caisse, une petite table ou un muret: il sautera soutenu par vous, et cela l’aidera à améliorer son schéma corporel. Très vite, il va adorer le toboggan, qui exige de pouvoir se tenir dans l’espace, pousser sur ses jambes pour grimper et se retenir dans la vitesse de descente avec un dos droit. Puis la balançoire, qui l’effraie au début, car il est soumis à un peu de vertige, notamment celui de l’inconnu. Autre jeu très prisé des enfants vers deux ans, le saut dans la piscine ! L’enfant commence par se laisser tomber en avant en tendant les bras et, très vite, il va comprendre le principe de flexion/extension des jambes. Il faut toujours être face à lui, et le regarder pour voir s’il panique ou s’il s’amuse.
S’il panique arrêtez de suite.

A 3 ans, saut à la corde, marelle, etc…

Plus l’enfant grandit, plus son besoin d’exercice physique augmente, en même temps que la tentation de rester dans le canapé devant la télé ou les consoles.
Il faut limiter ce temps passif, au profit de jeux qui l’encouragent à mieux appréhender l’espace et la coordination motrice.

Les jeux pour l’aider :
La draisienne et la trottinette (préalable au vélo), la marelle, les jeux de ballon, les jeux de volant, mais aussi de croquet ou de quilles sont conseillés. Et bien sûr, l’élastique et la corde à sauter (mais en général le saut aussi coordonné n’est pas acquis avant 5 ans). Il faut encourager les garçons aussi à s’exercer à ses jeux car l’enfant doit y adopter un rythme de déplacement dans l’espace et dans le temps qui lui apprend à s’adapter à son environnement. Le rythme lui permet d’améliorer sa logique. Et le développement dans les trois dimensions autour de lui va l’exercer à mieux se situer en géométrie.

Christine Deschamps

Telle "Super-Nanny", Christine Deschamps est coach parental (spécialiste en soutien à la parentalité). Basée à Toulouse, elle se déplace partout en France comme par exemple pour la demande de la chaine NRJ12 pour l'émission Tellement Vrai de Mathhieu Delormeau passée en boucle entre juillet 2015 et fin 2016 (vue par plus de 4 millions de personnes). Joignable par téléphone, mail, skype, s'il vous semble que la situation familiale devient vraiment complexe, appelez-la, car elle peut surement vous aider !